La fonction de Community Manager encore mal définie

Aujourd’hui, «beaucoup d’agences prétendent faire du community management afin d’attirer des clients désireux d’avoir leur page Facebook pour être dans le coup, mais en fait, la plupart des agences ne disposent pas de ce type de profil» explique le codirecteur général adjoint responsable des stratégies chez DDB Paris, Rémi Marcelli. Michael Artaut, qui est venu spécialement du Canada pour passer des entretiens à Paris indique que «sur 30 agences contactées, 20 m’ont répondu que ce métier n’existait pas. Les 10 autres m’ont vu comme le messie et m’ont proposé un rendez-vous immédiat.»
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Ainsi, cela montre que derrière cette appellation, les agences vendent tout et n’importe quoi. Se contenter d’envoyer des messages unilatéraux et de faire de la communication virale, peut être associé à des relations publiques en ligne, mais ce n’est pas suffisant pour s’autoproclamer animateur de communautés, dont la principale caractéristique repose sur le dialogue avec les communautés.

Quoiqu’il en soit l’animateur de communautés doit disposer de plusieurs qualités telles que la curiosité, l’empathie, la passion, le sens du contact, etc. En plus d’être un expert dans son domaine « il doit avoir la culture des réseaux sociaux, la compréhension des problématiques clients corporate et commerciales, et une culture générale et de l’actualité», explique le directeur associé chez Euro RSCG C&O Stéphane Guerry. Un profil à mi-chemin entre les relations clients, le marketing et la veille concurrentielle, la gestion de la réputation de l’entreprise et la communication interne et externe.

La fonction d’animateur de communautés est à l’heure actuelle assez mal comprise pour la plupart des entreprises et leur recrutement l’est tout autant. Pour limiter les risques dans la sélection, ces dernière se penche sur des profils polyvalents réunissant plusieurs compétences et connaissances, en marketing, stratégie commerciale, reporting et communication. Dans ce cas, le profil qui semble le mieux correspondre est une personne issue d’une formation en école de commerce. Mais les entreprises ne négligent pas non plus les formations en marketing pour l’aspect relation clients et celles de journalisme pour le côté éditorial.

Au delà des formations que l’on suppose les plus adaptées pour ce type de fonction, on assiste aujourd’hui à une effervescence de « pseudo » offres d’emploi, présentées sous forme de stage, qui sont pour la plupart non rémunérées. Ces offres n’ont pas pour vocation d’embaucher un assistant pour un animateur de communautés déjà en fonction, mais propose directement une création de poste. C’est pourquoi, ce métier en devenir qui représente à peu près aujourd’hui une centaine de postes en France, est très souvent mis entre les mains d’un stagiaire pour la partie animation (quiz, tests, etc.). Or, déléguer ce type de poste à responsabilité à un stagiaire est difficile si l’on envisage cela sur du long terme. D’autant plus qu’un stage dont la durée peut varier entre 3 mois et 6 mois n’est pas suffisant pour compter développer une présence sur la toile.

En somme, les entreprises qui s’y connaissent le moins, recrutent des stagiaires peu ou pas rémunérés en pleine phase d’étude pour leur confier du début à la fin la gestion de leur image sur Internet.

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